Vaissier Pierre

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- VAISSIER Pierre (27 mars 1761 - ) désigné par la municipalité de Saint-Flour, n’est pas retenu.

Originaire de Saint-Flour, profès le 26 mai 1782 à l’abbaye Saint-Allyre de Clermont, professeur de physique au collège de Saint-Flour, il prête serment à la Constitution civile du clergé le 14 janvier 1791 et devient vicaire épiscopal de l’évêque et conventionnel Thibault. Élu en septembre 1792 comme administrateur du département du Cantal, il défend des positions modérées et proche des Girondins et ce, jusqu’au sein de la société populaire de Saint-Flour dont il est un membre actif. Le 26 brumaire an II (16 novembre 1793), il abjure solennellement devant le Conseil général du Cantal et déclare renoncer à ses pensions ecclésiastiques, comme vicaire épiscopal (1200 livres) et comme ci-devant membre d’une congrégation supprimée (900 livres) où il dit avoir été employé « onze années à l’instruction de la jeunesse ». Il rappelle que n’ayant exercé que « pendant quelques mois le métier de prêtre, je n’eusse jamais mérité de l’être : mes principes philosophiques connus m’avaient fait secouer depuis longtemps les chaînes sacerdotales ; le peuple le savait quand il m’éleva à la place d’administrateur ; je me dépouille aujourd’hui d’un caractère que je reconnais ne pouvoir s’allier à celui de citoyen ». Il devient membre du directoire du département avant d’être soupçonné en juin 1794 de menées « antirévolutionnaires » et dénoncé à la fois par le Comité de surveillance d’Aurillac et par Carrier. Poursuivi par le Tribunal révolutionnaire et mis en arrestation, il fausse compagnie aux gendarmes chargés de le conduire à Paris. Il disparaît quelques mois et ne reparaît qu’en novembre après que le Comité de Sûreté général eût pris un nouvel arrêté. Réintégré au sein du directoire du Cantal dans ses fonctions d’administrateurs, il reprend sa place à la société populaire où il est nommé secrétaire le 26 décembre 1794. Auteur du manifeste intitulé Les citoyens de Saint-Flour, département du Cantal, à la Convention nationale et au Peuple français (Saint-Flour, an II, 2000 exemplaires), il y dénonce P. Fontanier comme agent de Châteauneuf-Randon.

Sources

[AD Cantal – L 596 f.36v ; AM Saint-Flour – I2 53 bis ; Y. Chaussy, Matricula monachorum professorum Congregationis Sancti Mauri..., Paris, 1959, p.177 n°8463 ; B. Vinatier, « Les cantaliens à l’école normale de l’an III », Revue d’Auvergne, 4, 1991, p. 231-235]