Bouriaud Jean-Baptiste-Paulin jeune

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- BOURIAUD Jean-Baptiste-Paulin jeune* (Limoges, p. Saint-Michel-des-Lions, 30 août 1772 - ), fils de « Sieur » Léonard et de Léonarde Vitrat, est nommé le 25 brumaire par le district de Limoges. Vraisemblablement étudiant comme son frère aîné Jean Baptiste François au collège de Limoges dont son oncle maternel, Jean Baptiste Vitrat, a été le principal, il est alors réquisitionné aux armées depuis 1793.

Signataire des pétitions du 2 germinal et du 17 floréal, il dit « avoir tenu une école particulière depuis le mois de mai 1795 époque de la suppression de l’école normale, jusqu’en novembre 1804 époque de l’organisation des écoles secondaires ». Nommé en 1805 professeur de sixième et cinquième au lycée de Limoges, cette nomination est révoquée par Fourcroy au motif que son frère aîné, ancien professeur à l’école centrale de Tulle, y exerce déjà comme professeur de mathématiques. Il se retrouve « professeur dans les écoles secondaires de la ville de Limoges » (« tant chez Mr Sauger que Mr Tarnand chefs d’écoles secondaires ») jusqu’au 1er avril 1810, date de son retour au Lycée de la ville en qualité de maître d’étude pour les classes élémentaires. Bachelier es lettre, il est agrégé professeur de classe élémentaire le 25 septembre suivant ; place à laquelle il enseigne jusqu’à sa nomination comme professeur de cinquième en septembre 1816, soit l’année qui précède le départ de son frère aîné du lycée pour la direction du collège de Saint-Junien. J.B. Paulin enseigne à partir de 1820 la quatrième jusqu’en octobre 1823 date à laquelle il est suspendu de ses fonctions et mis en disponibilité. Il revient au lycée en novembre 1826 comme professeur de quatrième puis, de 1829 à 1839, comme professeur de troisième. Mis à la retraite en septembre 1839, il proteste : « A la vérité j’ai plus de soixante ans, et cet âge ne force pas à la retraite, d’ailleurs je suis sans infirmité aucun, j’ai encore le courage, l’énergie, le zèle que peut avoir un jeune professeur ». Sa pension est cependant liquidée en décembre à hauteur de 600 francs pour 30 années de services reconnus au sein de l’Instruction publique, les années d’enseignement dans les écoles secondaires ne lui étant pas comptées. S’étant établi à Limoges, il se manifeste une dernière fois en août 1846 auprès du Grand Maître de l’Université pour obtenir, au nom de la « justice distributive qui distingue votre sage administration », le titre honorifique de professeur honoraire : « J’étais professeur de Troisième et Mr Sauger-Préneuf professeur de Cinquième. Comme lui, j’ai trente années de service dans le même collège, comme lui, j’ai été Élève de la première École Normale établie par un décret de la Convention Nationale en Frimaire an 3 ; comme lui j’ai été rappelé des armées pour faire partie de cette École ; comme lui, j’ai été nommé agrégé-professeur en 1810. Nos droits, vous le voyez, Monsieur le Ministre, sont égaux : Pourquoi n’aurais-je pas comme lui, le titre de Professeur-honoraire au Collège royal de Limoges. » Sa demande est appuyée par le recteur de l’académie qui rappelle que Bouriaud n’a pas cessé de faire partie du Comité local d’instruction primaire établi à Limoges.

Sources

[AN – C 338, dossier 1597 ; F17/9558 ; F17/1428 ; F17*/2183 n°610 ; F17/20253 (dossier de retraite)]