Beaupre Louis-Marie

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- BEAUPRE Louis-Marie (Lyon (Rhône), 28 janvier 1759 - ), fils de Louis, négociant, et de Caroline de Velut, est nommé le 28 brumaire par le district de Riom. Nommé professeur de physique et de mathématiques à l’Institut de Riom établi le 14 avril 1793, il est depuis lors employé comme salpêtrier.

Ses études d’humanités et de rhétorique faites au collège de Lisieux (Calvados), il se rend à Paris pour poursuivre en philosophie au séminaire des Trente Trois, puis en théologie au séminaire Saint-Magloire avant d’entrer le 9 février 1782 à la maison d’Institution oratorienne de Paris. « Confrère », il est d’abord nommé régent de troisième au collège de Poligny (Jura) de 1782 à 1784, puis au collège de Riom (1784-1785) où il enseigne les secondes durant l’année 1785-1786 avant de passer à l’école militaire d’Effiat. Nommé professeur de logique au collège de Riom l’année suivante, il y enseigne la logique (1787-1788) puis la physique (1788-1789) avant de retourner en 1790 à Effiat comme professeur de mathématiques.

Arrivé à Paris avec Chossier et Fleury, il démissionne le 3 nivôse de sa place d’élève à l’école normale pour suivre l’enseignement de l’École des Poudres où il a été nommé le 25 frimaire : « Je n’ai jamais été plus surpris qu’en ouvrant ce matin une lettre de ma femme renfermant ma nomination en date du 25 frimaire à l’école des poudres établie Paris par un arrêté du Comité de Salut Public du 6 même mois. La lettre de l’agence qui me nomme compte parmi les vingt sujets appelés à cette école est accompagnée d’un extrait du registre des arrêtés du Comité de Salut Public. Je me suis aussitôt transporté auprès de l’agence pour leur déclarer que j’étais déjà nommé élève de l’école normale. Ils ont paru surpris que leur appartenant en vertu de la loi qui met en réquisition les salpêtriers, je ne les eusse pas au moins prévenus du parti que je prenais de quitter mon emploi pour me rendre à Paris. Ils m’ont invité à vous écrire sans délai. En conséquence je vous prie de vouloir bien vous charger de faire agréer ma démission d’élève à l’école normale à l’administration du district en lui témoignant le regret que j’ai de ne pouvoir remplir le poste auquel elle m’avait fait l’honneur de m’appeler. Vous avez tout le temps de choisir et nommer d’autres sujets, l’école normale devait s’ouvrir le 11 de ce mois ; mais on m’a dit hier à la Commission d’Instruction Publique qu’elle ne s’ouvrirait que du 15 au 20. Il est question d’accorder aux élèves de cette école une indemnité. Les livres élémentaires doivent paraître sous quelques jours, le public les attend avec bien de l’impatience. On ne sait encore rien de bien positif sur le mode de travail et d’instruction des élèves. Si vous avez quelques commissions à me donner, je vous assure que je les ferai de bon cœur. Je fini en vous priant de me croire avec estime votre serviteur. Chaussier et Fleury me chargent de vous dire bien des choses de leur part. »

Sources

[AD Puy-de-Dôme – L 4970 ; L 4971 ; L 5320 à L 5323 ; AN – MM 226 ; MM 592 ; MM 617 f. 165 ; AN – F17/9557, lettre du 3 ventôse an III]