Vallot Jacques-Nicolas

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- VALLOT Jacques-Nicolas* (Dijon, p. Notre Dame, 22 février 1771 – Dijon, 22 janvier 1860), fils de « sieur Jacques », architecte à Dijon, et de Jeanne Blagny, se porte candidat par une lettre adressée au district de Dijon. « Architecte » employé aux bâtiments de la marine de Port-La-Montagne (Toulon), il est nommé le 3 frimaire.

Signataire des pétitions du 2 germinal et du 17 floréal, de retour de l’école normale, il obtient le 15 pluviôse an IV – 4 février 1796 la chaire d’histoire naturelle de l’École centrale de la Côte-d’Or où il enseigne jusqu’à la fermeture de l’établissement. Il poursuit alors son enseignement comme professeur de botanique aux cours publics et gratuits de la ville de Dijon. « Médecin des hôpitaux à l’Armée du Rhin », marié le 28 mai 1808 à Louis-Jeanne Bourdon (Paris, 28 décembre 1789 - ) dont il aura au moins trois enfants, il accède le 25 juillet 1809 à une place de professeur adjoint d’histoire naturelle à la Faculté des sciences de Dijon avec 500 francs d’appointements. Docteur ès sciences le 2 août 1810, il cumule à partir de février 1812 sa demi-place à l’Université avec celle de professeur à l’École secondaire de médecine de Dijon. Remplaçant par intermittence le professeur d’histoire naturelle de la Faculté (1816, 1817, 1818 en partie), il est nommé professeur de physiologie (1837-1841), puis professeur titulaire de pathologie interne à l’École secondaire de médecine et de pharmacie de Dijon où il est appointé à hauteur de 1000 francs jusqu’en 1845. Membre de plusieurs académies (Dijon, Bordeaux, Nancy) et sociétés d’agriculture (Dijon, Paris, Lyon, Châlons-sur-Marne, Angers), sans poste fixe, il multiplie alors en vain depuis juin 1845 les lettres (une cinquantaine environ) au Ministère, au Roi, à la Reine etc. pour que soit créée une chaire de botanique à l’Université de Dijon dont il serait le titulaire et se résigne le 7 octobre 1845 à demander sa mise à la retraite : « C’est bien à regret que je quitterai un corps auquel je tiens depuis si longtemps par des liens qui m’honorent ; mais l’âge et la lassitude qu’il amène me font un devoir de renoncer à des fonctions pour lesquelles, malgré mon zèle, je ne me sens plus assez d’activité ». Sa pension est liquidée le 7 novembre 1845 à 1500 francs pour 49 années de services reconnus au sein de l’Instruction publique. Qualifié de « médecin » à son décès à Dijon en 1860, sa veuve se manifeste pour obtenir les 500 francs de pensions de réversion auxquels elle a droit.

Sources

[AD Côte-d’Or – L 1532* ; AN – C 338, dossier 1597 ; F17/9558 ; F17/1426 ; F17*/2184 n° 836 ; F17/21828; Almanach de l’Université, 1812, p.127]