Teissedre Jean

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- TEISSEDRE Jean-Marie* (Andelot, 13 février 1769 – Fontainebleau (Seine-et-Marne), 28 novembre 1850), fils d’Antoine, cultivateur-laboureur à Fontes, et d’Élisabeth Bastide, est nommé par le district de Saint-Flour le 19 frimaire. Ancien élève boursier de la grande aumônerie de la communauté Sainte Barbe à Paris d’octobre 1784 à juillet 1789, date à laquelle il obtient son titre de maître ès arts, il enseigne alors pour 303 livres trimestrielles comme instituteur à l’école primaire du faubourg de Saint-Flour.

Ayant pris la parole le 29 pluviôse lors d’une leçon de Garat, signataire de la pétition du 24 germinal, de retour de l’école normale, il est nommé professeur de mathématiques avec un traitement de 1000 francs à l’École centrale du Cantal où il enseigne jusqu’à la fermeture de l’établissement. Marié à Saint-Flour le 30 nivôse en VII – 19 janvier 1799 avec Marie-Jeanne-Élisabeth Germain (née à Saint-Flour le 22 novembre 1782), il obtient le 1er brumaire an XI – 23 octobre 1802, un certificat du sous-préfet Bertrand, appuyé des recommandations du préfet, du jury d’instruction et du conseil municipal de Saint-Flour, attestant que « le zèle du cit. Teissedre pour l’enseignement public est connu par les succès qu’il avait obtenus dans sa jeunesse à l’ancienne communauté de Sainte-Barbe, par la manière brillante dont il parût aux Conférences de l’École Normale et en dernier lieu par les prix que ses élèves ont remportés dans les Écoles centrales de Paris. Ce citoyen s’est aussi fait connaître par deux discours imprimés [Exercice public sur les différentes parties de l’enseignement (Saint-Flour, an VII, 16 p.) et De la constitution (Saint-Flour, an VIII, 20 p.)] qui lui ont mérité l’éloge des autorités supérieures et qui nous dispense de parler, soit de ses talents, soit de son attachement aux lois et au gouvernement de son pays ». Pareil certificat lui permet d’ouvrir en janvier 1803 une école particulière à Saint-Flour où il enseigne le latin aux futurs élèves de l’école secondaire communale dont il devient professeur de mathématiques et de physique jusqu’à sa démission en 1808. Nommé le 11 janvier 1808 professeur de belles-lettres latines et françaises au lycée parisien Louis-le-Grand, il devient professeur de rhétorique au collège de Versailles de 1811 à 1820 puis au collège Charlemagne de 1821 à 1833. Ayant obtenu un congé avec traitement reconduit chaque année depuis le 1er octobre 1821, il demande en février 1833 la liquidation de sa pension de retraite calculée à 2770 francs. Marié une seconde fois le 23 novembre 1840 à Ambroise-Françoise Juquel, il s’établit à Fontainebleau en 1845 où il décède en 1850. Son épouse se manifeste alors pour faire valoir ses droits à une réversion de pension. Elle obtient 933 francs.

Sources

[AD Cantal – L 596 f. 36 v° ; L 55, L 83, L 365, L 368, L 369 ; AM Saint-Flour – R1/28; R1/30; R1/49 ; AN – C 338, dossier 1597; H3/2809 ; H5/3260 ; F17*/2182 n°418 ; F17/21768 (dossier de retraite) ; Almanach de l’Université, 1812, p.48; E. Cheylud, « L’École centrale du département du Cantal », Revue de Haute Auvergne, 5 (3), 1903, p. 236-238 et 346, 350, 357-363 ; B. Vinatier, « Les cantaliens à l’École normale de l’an III », Revue d’Auvergne, 4, 1991, p. 332-34]