Jacquemard Pierre-Jean-Baptiste

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- JACQUEMARD Pierre-Jean-Baptiste*, (c . 1761 - Sézanne, 4 novembre 1827), fils de Pierre, instituteur à Montreuil, se porte candidat auprès du district de Sézanne par une lettre datée du 1er frimaire indiquant « qu’il a toujours désiré se rendre utile en se consacrant à l’éducation de la jeunesse, qu’il remplit cet état depuis plus de treize ans et que depuis le commencement de la révolution jusqu’aujourd’hui, il n’a cessé de s’appliquer à inspirer à ses élèves cet ardent amour de la patrie qui est à la base de toutes les vertus d’un bon citoyen, qu’il ne demande à être admis dans l’école normale qui va se tenir à Paris, que dans la vue de puiser sous les grands maîtres qui y présideront les vrais principes de la morale et le grand art de former le cœur des jeunes républicains à la pratique des vertus publiques et privés et à se perfectionner dans le genre d’enseignement des sciences dont ses supérieurs le jugeront capable. » Âgé de 32 ans, marié le 15 octobre 1782, père de cinq enfants, ci-devant maître d’école à Lachy, membre de la Garde nationale locale, il exerce alors comme instituteur provisoirement nommé sur la commune de Lachy.

Signataire des pétitions du 2 et 24 germinal, de retour de l’école normale, il réside un temps au presbytère d’Allemand où il a été nommé par le jury de Sézanne instituteur public des communes d’Allemand, Mondement, Péas et Saint-Loup puis s’en retourne à Lachy où il ouvre une école particulière qui fait l’objet d’une enquête administrative en ventôse et thermidor an VI (février-juillet 1798) : le maître d’école y est jugé de moralité « pédantesque » et d’opinions politiques « douteuses » dans la mesure où ses leçons ne s’appuient pas sur la déclarations des Droits de l’homme et autres livres élémentaires républicains – « s’en servir serait évincer et éliminer les élèves ». Le maître d’école, qui chante au lutrin, est dit exercer conjointement les métiers de fabricant de bas, d’arpenteur et de bonnetier. On le retrouve en 1810 instituteur à Sézanne.

Sources

[D’après H.C. Harten, réf. AD Marne – 6 L 175 ; 6 L 113 ; 6 L 176 ; 1 L 1243 ; 1 L 1244 ; 1 T 96 ; 2 E 358 / 2* ; 2 E 629 / 332* ; AN - C 338, dossier 1597 ; D XXXVIII, 1, dossier 11]