Guigon Jean-Jacques dit Juste

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- GUIGON Jean-Jacques dit Juste* (Vallon-Pont-d’Arc (Ardèche) – 23 octobre 1765 – 10 mai 1827), fils de « Sieur » Jean et de Jeanne Bonte, est nommé le 19 frimaire par le district de La Rochelle sur recommandation par trois lettres signées de la société populaire, du maire et du conseil général de la commune de La Jarrie. Plumitif au département ministériel de la Marine, il est d’abord attaché de 1781 à 1782 au secrétariat de l’amiral Charles-Hector, comte d’Estaing, puis professeur de mathématiques au régiment du Perche de 1782 à 1788, et enfin à l’Île de Ré de 1788 jusqu’en 1794 : il réside et exerce alors comme « instituteur » à La Jarrie. Ses appuis le présentent comme « déjà connu pour ses actions patriotiques », possédant « une belle main, ayant fait de bonnes études et brûlant du désir de s’instruire ». Le maire Grisson ajoute qu’il « peint parfaitement, parle fort bien, et donne journellement des preuves du civisme le plus épuré et des mœurs les plus saines ».

Arrivé à Paris, il annonce par une lettre du 23 nivôse que les cours de l’école normale ont été reportés du 1er nivôse au 1er pluviôse. Signataire de la pétition du 2 germinal, de retour de Paris, il figure en messidor parmi les destinataires des Séances des écoles normales, puis de l’Esquisse… de Condorcet envoyés par la Commission exécutive de l’Instruction publique au district de La Rochelle. Il est nommé le 9 prairial an V – 10 novembre 1796 professeur à l’école d’hydrographie de Paimboeuf où il exerce jusqu’au 20 brumaire an IX - 11 novembre 1800, soit peu de temps avant sa nomination le 20 germinal suivant (10 avril 1801) à l’école de navigation de La Rochelle : il cumule cette place à compter du 20 brumaire an XI – 11 novembre 1802 avec celle de professeur de mathématiques à l’école secondaire puis collège de la ville. Marié avec une ouvrière, père de deux enfants en 1813, confirmé dans ses fonctions en 1818, il demande la liquidation de sa pension de retraite en 1821 après 41 années de services reconnues tant dans l’administration militaire que dans l’instruction publique. Il se souvient et rappelle alors avoir été choisi comme « chef de l’une des conférences » à l’école normale de l’an III. S’étant établi à La Rochelle, il ouvre le 1er mai 1825 sous l’égide du préfet un cours gratuit pour « instruire la classe ouvrière ». Il décède par noyade peu de temps après.

Sources

[AD Charente-Maritime – L 389 (262 bis) p. 32 ; L 302 (189-1) ; BMS Vallon-Pont-d’Arc, 1765 f.205 ; AN – C 338, dossier 1597 ; F17/1431 ; F17/20902/1 ; CC1/788 f. 59 v° ; Almanach de l’Université, 1812, p. 237 ; L. Cornu, « Le droit de s’instruire et l’urgence d’instruire », dans M. Vovelle (ed.), La Rochelle ville frontière. Actes du colloque des 28 et 29 avril 1989 à la Maison de la Culture de La Rochelle, La Rochelle, 1989, p.170]