Fouqué Jean-François

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- FOUQUé Jean-François* (Le Tronchet, 14 novembre 1767 – 5 novembre 1846), fils de Jean, laboureur, et de Marie Gérard, est élu au scrutin secret le 6 frimaire par le district de Mortain. Le 16 frimaire suivant, le Conseil général de la commune de Mortain « certifie que depuis treize ans qu’il habite cette commune, il s’y est toujours comporté de manière à se concilier l’estime et l’amitié de ses concitoyens ; que depuis sept ans il a professé successivement avec distinction les classes de quatrième, troisième, ensuite celle de rhétorique ; que depuis le commencement de la révolution, il a toujours montré le plus grand amour pour la liberté et a cherché à inspirer à ses élèves les mêmes principes ; pourquoi le Conseil Général de la Commune déclare avoir vu avec le plus grand plaisir l’Administration nommer le citoyen Fouqué pour être envoyé à Paris à l’école Normale. »

Signataire de la pétition du 24 germinal, « au sortir des écoles normales », ne pouvant reprendre sa place au collège de Mortain faute d’élève, il demeure une année sans emploi dans l’instruction avant de se charger de quelques éducations particulières puis d’ouvrir à Mortain avec un autre ecclésiastique ancien professeur au collège de la ville un établissement d’instruction publique plus tard érigé en école secondaire communale. Nommé le 18 prairial an XI – 7 juin 1803 professeur de rhétorique à la dite école, il y enseigne les seconde et troisième classes de 1805 à 1811 avant d’être nommé principal et régent de seconde et de troisième (1811-1817), puis principal et régent de seconde et de rhétorique (1817-1834) au même collège. Démissionnaire, sa pension de retraite est liquidée le 26 février 1836 à hauteur de 1500 francs pour 38 années et 10 mois de services reconnus au sein de l’Instruction publique.

Sources

[W. Marie Cardine, tome 1, p. 329-330, tome 2, p. 475 ; AN – D XXXVIII, 1, dossier 11 ; F17/1426; F17*/2186 n° 51 ; F17/20760 (dossier de retraite) ; Almanach de l’Université, 1812, p.110]