Duplantier Jean-Baptiste

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- DUPLANTIER Jean-Baptiste* (Saint-Sever, 13 août 1760 – c. 1821), est nommé le 2 frimaire par le district de Dax. Ci-devant « instituteur public » au collège de la ville de Dax, il est alors membre du Conseil de la dite commune et administrateur de l’hôpital.

Clerc régulier de Saint-Paul (Barnabite) sous le nom de « Alexandre », il raconte que « parvenu à ma vingt et unième année l’an 1781 j’ai, à cette époque, professé pendant trois ans consécutifs la cinquième, la quatrième et la troisième au Collège de Lescar, Collège de plein exercice, agrégé à l’université de la ville de Pau, et où les élèves prenaient leurs grades. Le goût des mathématiques commençait alors à se répandre dans la province, et parce que j’en avais précédemment suivi les cours au Collège de Lescar en qualité d’élève, j’eus l’an d’après une chaire de mathématiques au Collège de Mont-de-Marsan. Mais je ne passais qu’un an dans ce collège où j’eus, avec l’obligation d’enseigner les mathématiques, celle d’enseigner encore les lettres dans une classe de sixième, et la musique à un certain nombre d’élèves. Ma santé ne put pas soutenir l’épreuve d’un aussi violent exercice, et je fus, l’année suivante, invité de passer au Collège de Dax où j’ai professé constamment jusqu’à la suppression des Collèges, survenu en l’an 1791, enseignant les lettres et les mathématiques. » Jureur, il est alors ordonné prêtre par l’évêque constitutionnel des Landes.

Signataire de la pétition du 24 germinal, de retour de l’école normale, il est nommé en thermidor an IV (juin 1796) professeur de mathématiques à l’École centrale des Landes établie à Saint-Sever. Il semble alors avoir cumulé cet enseignement avec une activité d’instituteur particulier chez Pierre Guiraud, maître de pension. L’école centrale fermée le 1er germinal an XI – 22 mars 1803, un certificat du Maire de Saint-Sever en date de 2 thermidor suivant (21 juillet) atteste qu’il y a fait preuve d’un « civisme éclairé ». Il postule alors directement mais sans succès à une place au lycée d’arrondissement auprès de Cuvier, de passage dans les Landes en qualité d’inspecteur de l’Instruction publique, avant de se rendre à Paris pour rencontrer en personne le « directeur » de l’Instruction publique et se faire nommer dans quelque Lycée de l’Empire. Demeurant à Paris dans « l’espoir d’obtenir le faible poste que je sollicitais », il se livre à l’instruction particulière et est appelé en 1809, époque de la formation de l’Université impériale, au lycée de Gand au titre de professeur suppléant. Titularisé professeur de première de grammaire au dit lycée en janvier 1810, il enseigne en 1811 la seconde classe de grammaire au lycée d’Amiens (Somme) et, l’année suivante, la même classe au lycée d’Orléans (Loiret). Père de famille, pourvu d’un congé avec traitement, il est appelé à Paris au mois de février 1814 par le Grand maître de l’Université. Informé par son proviseur le 11 novembre suivant que la place qu’il occupait à Orléans avait été confiée à un autre professeur, il est mis en « non activité » avec un traitement de 1000 francs par arrêtés des 9 et 21 décembre. Il décrit au Grand maître de l’université « cette nouvelle situation diamétralement opposée à celle où je me figurais que mes services dans l’instruction publique pourraient encore quelques années être agréables à votre Excellence et à l’université » et dit sa déception d’être « éloigné d’un monde, avec lequel j’avais contracté l’habitude d’identifier, pour ainsi dire, mon existence, à raison sans doute du nombre d’années que j’y ai passées ou d’effet ou de désir. » Mis à la retraite en 1818, il fait valoir « trente huit ans de service » dans « l’espoir d’une pension de retraite de la valeur de deux mille francs, et que pour cet objet j’ai, pendant sept ans, payé annuellement une somme de cent francs au lieu de quarante qui me sont retenus pour m’assurer sur ces fonds une pension de retraite de douze cents francs » et dans l’espoir du « titre de professeur émérite qui peut m’être utile ou même nécessaire dans la poursuite des faveurs que je devrais bientôt solliciter pour mon fils ». Sa pension de retraite est liquidée le 9 décembre 1818 à hauteur de 960 francs pour 30 années et dix mois de services reconnus au sein de l’Instruction publique. Décédé, il ne perçoit pas son payement du 1er avril 1822.

Sources

[AD Landes – 28 L 3* ; AN – D XXXVIII, 1, dossier 11 ; F17/1343/2 ; F17/1430 ; F17*/2181, n°21 ; F17/20665 (dossier de retraite) ; DXIX/10 dossier 144 ; Almanach de l’Université, 1812, p.64]