Dessalles Simon-Denis

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- DESSALLES Simon-Denis (Versailles, paroisse Notre-Dame, 9 octobre 1746- ), fils d'Antoine, sellier et de Marie-Geneviève-Jeanne Félix, est nommé le 21 nivôse par le district de Versailles. Né à Versailles, âgé de 48 ans, il réside alors à Versailles au n°3 de la rue des Gracques (ex-rue Sainte-Geneviève) où il se déclare « maître d’écriture, d’arithmétique et de grammaire ayant exercé cette profession pendant 32 ans ».

Il se rend à Paris le 1er pluviôse mais se trouve révoqué le 12 suivant : « Sur les rapports faits à l’administration [du district] que le citoyen Dessales l’un des élèves nommés par elle aux Écoles normales disposait particulièrement du temps exclusivement consacré aux leçons de conférence commencées à Paris le premier pluviôse de sortir et revenir à Versailles tous les jours pour faire sa classe d’écriture, et manquer par diverses instructions qui deviennent la suite des leçons que les professeurs du Cours Normal ont donnés que la nécessité de continuer une classe à Versailles qui fait la subsistance de sa famille, engage l’Administration à changer par motif de sollicitude la nomination quelle aurait indirectement mise dans le cas de compromettre les dépenses générales du gouvernement pour la propagation de l’esprit républicain. » [AD Seine-et-Oise – 1 LT 672 ; 2 LK 11] On retrouve un dénommé « Dessalle[s] » signataire des pétitions du 24 germinal et 5 floréal.

Dans la dernière décennie de l'Ancien Régime, il était "maître à écrire de Monseigneur le Dauphin et des Enfants de France" et il faisait partie du Bureau académique d'écriture, fondé en 1779 et comprenant 24 maîtres-écrivains: il y lit le 17 mai 1787 un mémoire intitulé "Sur les causes de la décadence de l'écriture, et sur les avantages qui pourraient résulter de substituer aux trois caractères usités, un caractère, perpendiculaire, unique, composé des trois autres". Au cours d'une procédure du Châtelet de Paris, destinée à éclairer les événements de 5 et 6 octobre 1789, il témoigne le 7 juin 1790 que "le lundi cinq octobre, sur les cinq heures du soir, passant avenue de Saint-Clous, il a vu un homme qui avait l'air d'un déserteur, de la taille de cinq pieds six pouces environ, qui précédait un Page du Roi, et qui, en montrant ses poches, disait: voilà des cartouches pour servir contre les Gardes qui ont foulé la cocarde nationale aux pieds: observe encore que le Page était conduit et tenu par des femmes qui le tenaient au collet, et que son cheval était conduit et tenu par d'autres femmes". Le mardi 6 octobre à une heure du matin, "une quinzaine de particuliers à lui inconnus, qui se sont annoncés comme des Volontaires de la Bastille de Paris, ayant frappé à sa porte, pour éviter qu'elle fût cassée, il la leur fit ouvrir; que ces hommes sont restés chez lui jusqu'à cinq heures; mais n'a rien appris de ces gens, et n'a aucune connaissance particulière des faits qui se sont passés au château".

A sa sortie de l'Ecole normale, il propose oralement le 20 messidor an III (8 juillet 1795) "un projet d'écriture unique pour toute la République" au Comité d'instruction publique: celui-ci l'invite "à donner par écrit ses observations, qui seront renvoyées à la première section pour en faire un rapport".

Sources

[AN - C 338, dossier 1597 ; F17/9558]