Dervieux fils, dit Dervieux-Fussimagne

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- DERVIEUX fils*, dit DERVIEUX-FUSSIMAGNE Louis-Antoine (Saint-Etienne, paroisse Notre-Dame, 24 octobre 1770- Outre-Faran, 17 octobre 1824), fils de Jean-Baptiste Dervieux, écuyer, conseiller du roi, contrôleur des guerres et de Lucrèce Roux de La Plagne, porté sur la « liste de citoyens déjà instruits, propres à être appelés à l’enseignement dans l’école normale » de la commune d’Armes, est nommé le 6 frimaire par le district de Saint-Étienne. Âgé de 25 ans, ancien commissaire national près le Tribunal civil du district (24 octobre 1793 – 5 fructidor an II – 22 août 1794), il est alors membre de la Société populaire locale et employé dans « les bureaux du conseil d’administration des armes ».

Signataire de la pétition du 24 germinal, de retour de l’école normale, il travaille comme mécanicien à l’invention de métiers à tisser, se marie (le 7 thermidor an X (26 juillet 1802) à Marie Dumarest (née à Saint-Etienne le 6 janvier 1784), fille de Joseph, marchand armurier et de Marie-Elisabeth Verrier. Faisant part à Claude Fauriel, son condisciple à l'Ecole normale de ce nouvel état, il écrit le 16 septembre suivant: "Voilà mon sort fixé pour le reste de mes jours; plus d'ambition, plus d'amour pour la gloire, plus de projets d'instruction et de découvertes...Lascia le donne et studia la matematica... J'ai eu bien de la peine à guérir ma femme et ma belle-mère de la frayeur qu'elles avaient que je ne me ruinasse en inventions [...]Je ne dois avoir désormais d'autre affaire que d'être de bonne humeur, bien complaisant et de faire fabriquer des fusils. Il ne m'est pas permis du tout de philosopher. Ma femme n'entend rien à l'analyse de l'entendement humain et au milieu de la société un philosophe est un animal extrêmement insipide". Dès cette date, il estime avoir amené son "métier de dentelles au point de perfection capable de le rendre très utile". Il s'associe en 1809, avec son condisciple Claude-Simon-Barthélémy Piaud pour l’exploitation d’un brevet de son invention sur un métier à fabriquer les fonds de dentelle dit « fond à glace ». A sa mort, il est qualifié de fabricant de tulles, demeurant aux Roches.

Sources

[AD Loire – L 126 f. 58 v° ; 3NUMRP3/2MIEC55-1770, vue 68 (naissance); 3NUMEC1/3E219-69_De 1800 à 1802, vues 509-510 (mariage; 3NUMEC2/2E16-De 1824 à 1825, vue 47 (décès) ; AN - D XXXVIII, 1, dossier 11 ; J.B. Galley, Claude Fauriel, membre de l’Institut 1772-1843, Saint-Étienne, 1909, p. 198-200 ; Dictionnaire chronologique et raisonné des découvertes, inventions, innovations ..., tome 4, Paris, Louis Celas, 1822, p. 455-481 ; J.B. Galley, Saint-Étienne et son district pendant la Révolution, tome 2, Saint-Étienne, 1904, p. 26, 31, 180 et 778]