Coumes Arnaud-Guillaume-Roch

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- COUMES Arnaud-Guillaume-Roch (Carcassonne, p. St-Vincent, 16 août 1772 – 10 juin 1863), fils de François, commis, et de Catherine Lagarde, est successivement nommé en frimaire par le district de Carcassonne en remplacement de F. Rousseau dont le nom a été rayé du registre de délibération et, le 2 nivôse suivant, par le district de Brive-la-Gaillarde (Corrèze) qui finalement l’évince le 17 ventôse au profit de P. A. Latreille. Qualifié à Carcassonne d’« homme de lettres », cet ancien doctrinaire entré dans la congrégation vers 1786 est alors professeur dans l’enseignement provisoire à Brive.

De retour de Paris, il est nommé le 19 prairial an IV – 7 juin 1796 professeur à l’école centrale de l’Aude, il enseigne, selon ses mots, « l’idéologie et la grammaire générale ». L’école fermée, il ouvre à Carcassonne le 13 frimaire an XI – 4 décembre 1802 une école secondaire particulière en collaboration avec J. Cazanobes. Il continue seul la direction de l’établissement à partir d’avril 1806 – on compte à cette date 93 internes et 103 externes - et déclare en 1808 vouloir faire partie de l’Université impériale. Marié, père de quatre enfants, il est toujours en 1815 dans l’instruction privée, chef d’institution à Carcassonne. Les autorités municipales et préfectorales estiment alors qu’il réunit « les qualités physiques et morales pour faire un bon chef d’institution » et le créditent d’une « bonne conduite et [de] bonnes mœurs ». Il quitte l’enseignement public en octobre 1833 et se fait élire membre du Conseil municipal de Carcassonne le 13 septembre 1834 : réélu le 27 novembre 1834, il est nommé maire de la ville le 22 août 1837 se fait décorer, le 18 décembre 1839, de la croix de la Légion d’honneur pour ses services administratifs.

Sources

[AD Aude – 2 L 11 ; AD Corrèze – L 293 A f. 5-6, 14r ; AD Aude - 1 T 3 ; 1 T 87 ; AN – F17/1341/AB ; F17/1405 ; F17/2494 ; LH/608/15 ; Almanach de l’Université, 1812, p.200; C. Bloch, L’instruction publique dans l’Aude pendant la Révolution, Paris, 1894, p. 41]