Clerc Jean-François

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- CLERC Jean-François* (Chirat, p. de Molinges, 13 mars 1772 – Vaux-les-Saint-Claude, 27 août 1855), fils de Hyacinthe et de Marie-Antonie Grillet, est nommé le 28 brumaire par le district de Saint-Claude. Professeur de mathématiques au collège de Saint-Claude, il ne semble pas s’être rendu à Paris avant le 24 nivôse.

Précepteur avant 1790 (« N’étant encore qu’écolier, ses régents lui confiait déjà, à l’égard d’écoliers moins avancés que lui, les fonctions de répétiteur »), reçu membre de la Société populaire de Saint-Claude le 29 septembre 1793, il se porte volontaire le 5 nivôse an II – 25 décembre 1793 pour faire des instructions contre le « fanatisme » aux gens de la campagne qui viennent nombreux à Saint-Claude les dimanches et jours de fêtes. Le 24 nivôse suivant (13 janvier 1794), il est envoyé à Paris en députation par la Société populaire pour porter l’argenterie du district et obtenir de la Convention nationale la transformation du nom de la ville en « Condat-Montagne ».

Signataire des pétitions du 2 et 24 germinal, de retour de l’école normale, il obtient la chaire de mathématiques à l’École centrale de l’Ain à Bourg-en-Bresse où il enseigne depuis l’ouverture de l’école le 1er nivôse an V (21 décembre 1796). Bachelier ès lettres, admis à la retraite le 3 décembre 1844 après 32 années de service, sa carrière est ainsi reconstituées : de 1804 à 1812, professeur de rhétorique dans une institution qu’il dirige ; de 1812 à 1816, professeur de seconde au collège de Tournon ; de 1816 à 1817, professeur de troisième au collège royal de Bordeaux ; de 1817 à 1819, professeur de rhétorique au collège royal de Cahors ; de 1819 à 1820, censeur au collège royal de Lyon ; de 1820 à 1823 au collège royal de Saint-Louis, puis, de 1823 à 1844 au collège royal de Bourbon. Sa pension de retraite s’élève à 2450 francs. Élevé au grade de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur le 6 mai 1846, il décède le 27 août 1855, veuf de Marie-Césarine Reydellet. Il laisse une fille, Siméone-Élisabeth, épouse de Louis-François-Frédéric Monnier, de Jeurre.

Sources

[AD Jura – Lp 950 f. 218v°, 219r° ; AM Saint-Claude – délibération Société populaire f. 2r°, 20r°, 29r° ; AN – C 338, dossier 1597 ; D XXXVIII, 1, dossier 11 ; F17/1343/A ; F17/1416 ; F17/1421 ; F17*/2184 n°766 ; F17/20434 (dossier de retraite) ; LH/551/81 ; Almanach de l’Université, 1812, p.177 ; E. Girod, « Essai historique sur les écoles de Morez-du-Jura », Société d’émulation du Jura, 1884]