Boigeol Georges-Frédéric

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- BOIGEOL Georges-Frédéric* (Héricourt, 25 décembre 1756 – Montbéliard, février 1843), fils de Christophe, marchand de toiles et de Catherine-Élisabeth Goguel a été envoyé à Paris par le district de Montbéliard. Deux lettres à lui adressées en nivôse an III en attestent.

Élève de l’académie de Stuttgart, auteur de Stances présentées aux illustres voyageurs du Nord (Montbéliard, 1782), secrétaire puis procureur général à Montbéliard jusqu’en 1793, il est membre du comité de correspondance de la société populaire d’Héricourt lorsqu’il écrit, le 28 fructidor an II – 14 septembre 1794, aux « Citoyens Frères et Amis » de la société de Montbéliard : « Nous nous occupons aussi actuellement à organiser l’instruction publique : des instituteurs primaires sont établis pour tous les lieux du canton ; tous sont animés du meilleur esprit et s’emploieront de tous leurs talents et leurs connaissances pour remplir les vues sages de nos représentants. Mais tous, élèves de l’ancien Régime, sont peu au fait d’une éducation civique et de l’art difficile de former des Républicains et les accoutumer à l’heureuse habitude de vertus et des usages de la liberté. L’instruction est encore moins importante que l’éducation, et dans l’incapacité où se trouvent la plupart des pères de famille de donner celle-ci à leurs enfants, comme elle doit être sous le régime des lois et de l’égalité, le soin semble reposer sur les instituteurs. Quels sont donc les moyens praticables pour les rendre capables de fonctions si importantes et si difficiles ? Avant d’établir des écoles pour l’éducation des Citoyens, il en faudrait pour la formation des instituteurs. Comment organiser ces dernières écoles d’une manière convenable, fructueuse et non à charge de la République ? Il est à désirer que les amis de l’humanité, les meilleurs patriotes, les hommes les plus éclairés et qui ont longtemps médité sur la science et l’art de former des hommes vertueux et utiles en développant toutes les facultés que la nature a mis dans nous, dans l’ordre et l’harmonie convenable, sans donner accès au conflit des opinions ou même des erreurs, nous aurons toujours pour nous réunir un fanal dont la lumière ne nous égarera jamais, c’est le bien être du peuple, du plus grand nombre : ne le perdons jamais de vue. »

Signataire des pétitions des 2 et 24 germinal et du 5 floréal, il s’occupe activement, au nom des habitants de Montbéliard, de l’établissement d’une école centrale pour le district et écrit pour cela à la fois au représentant Bernard de Saintes, à Lakanal et au Comité d’Instruction publique à qui il remet une note sur l’importance de cet établissement dans une ville qui n’est pourtant pas chef-lieu de département. L’école normale fermée, on le retrouver comme conseiller de régence au ministère des relations extérieures du royaume de Wurtemberg. « Ancien procureur général », frère de Ch. Frédéric, fabricant, il décède en février 1843.

Sources

[AD Doubs – L 1066* f. 152 v°, 174 v° ; L 2357; AM Montbéliard, 1 R 47, 1er germinal an III ; AN - C 338, dossier 1597 ; D XXXVIII, 1, dossier 11; F17/9558 ; Collection Duvernoy – Ms 49, f.25v ; R. Goguel, Les Goguel et leurs alliés, Paris, éditions Christian, 1984, p. 244 ; R. E. Berlioz, Écoles et protestantisme dans le Pays de Montbéliard de 1769 à 1833, Université de Paris IV, thèse de doctorat, 2004, f.123-124]