Poudra Jean-Gaspard : Différence entre versions

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- POUDRA Jean-Gaspard* (Paris, 29 avril 1762 – Luçon 2 octobre 1828), fils de Pierre, horloger, et de Marie-Madeleine Jouy, est nommé le 1er ventôse par le conseil du district de Fontenay en remplacement de M. A. Denfer. Employé (1200 livres d’appointements) depuis le 21 floréal an II – 10 mai 1794 comme « secrétaire en chef greffier » de la municipalité de Luçon, marié le 8 prairial suivant (27 mai) avec Catherine-Julie Rossignol, fille de Pierre, ancien organiste devenu agent national près la commune de Luçon, il apparaît les 29 vendémiaire et 28 brumaire an III (20 octobre et 18 novembre 1794) comme secrétaire aux séances du Comité de Surveillance de la Société populaire de Luçon lorsque celui-ci se débat contre les représentants en mission et accuse Rossignol de jouer un jeu personnel.

Élève des collèges parisiens de Navarre et du Plessis, lauréat en 1781 d’un accessit au concours général de poésie latine alors qu’il se trouve en classe de seconde, il obtient au concours en 1784 une bourse d’étude Collot et devient maître de quartier de seconde résidant au collège Louis-le-Grand. Après un premier échec en 1785, clerc tonsuré, il est reçu docteur agrégé de grammaire de l’Université de Paris en 1786. Il assure alors pendant au moins dix huit mois son rôle de remplaçant des professeurs absents dans les collèges de Navarre, des Grassins et du cardinal Lemoine avant de se faire instituteur particulier, dans l’attente d’une « chaire de professeur, qui m’était assurée par le prochain éméritat d’un de mes oncles professeurs ». D’abord placé en sous-ordre chez un professeur du collège de Navarre, il devient précepteur chez un receveur général des finances qui émigre avec sa famille vers la fin de l’année 1790 : « L’évêque de Nancy, un nommé Galoy et le cit. Gauder, avec lequel je fis connaissance par le moyen du premier me proposèrent une place de professeur de seconde vacante alors à Luçon. Je l’acceptai d’abord provisoirement, espérant toujours retourner à Paris. Mais l’enchaînement des évènements de notre Révolution m’a retenu dans ce pays. » Nommé régent de latin et de grec au collège de Luçon en 1791, il obtient le 30 septembre 1792 comme professeur de seconde un certificat de civisme de la municipalité avant de se retrouver le 6 frimaire an II (26 novembre 1793) « sans exercice » par suite de la transformation du collège en hôpital militaire.

Arrivé à pied à Paris le 16 ventôse en compagnie de L. Poupeau rencontré à Châtellerault, il s’installe au n°228 de la Rue du Roule et cosigne avec Poupeau diverses lettres à l’agent national dans lesquelles il fait notamment part de son souci de trouver une place comme professeur dans les écoles centrales à venir (cf. annexes). Signataire aux côtés de Poupeau des pétitions des 2 et 24 germinal et 17 floréal, de retour de l’école normale, il reprend à partir du 13 frimaire an IV – 4 décembre 1795 ses fonctions de secrétaire en chef de la municipalité de Luçon qu’il exerce toujours lorsqu’il se porte candidat à la chaire de langues anciennes de l’école centrale de la Vendée établie à Luçon. Nommé professeur le 15 frimaire an V – 5 décembre 1796 avec un traitement annuel de 2000 francs, il prend en charge les fonctions de secrétaire du Conseil d’administration de l’établissement. Père de famille, l’école centrale fermée, il pétitionne le 4 vendémiaire an X – 26 septembre 1801 auprès de l’administration afin d’obtenir « l’autorisation de se transporter à Fontenay pour y continuer ses fonctions à l’école secondaire organisée en cette ville jusqu’à l’établissement des lycées. » Le 28 nivôse an XII – 18 janvier 1804, « ex-professeur à l’école centrale de Luçon », il présente effectivement sa candidature à l’école secondaire de Fontenay où il obtient une place de professeur de troisième et de quatrième années. Marié, père de six enfants, on le retrouve en 1812 régent de première d’humanités et de seconde de grammaire au collège de Luçon où il enseigne depuis le 13 février 1811. À sa retraite de l’Université, il ouvre à Luçon une librairie dont le fond est inventorié après décès en 1828 par le notaire P. Charrier.

J.G. Poudra est l’auteur de quelques pièces de vers insérées dans divers journaux et d’un éloge funèbre de Riquetti Mirabeau, membre de l’Assemblée Constituante.

Sources

[AD Vendée – L 614 f. 71v ; L 476 ; T 252 ; T 907 ; 3 E 48 / 43 ; BHVP – Recueil Egger, cote 10452 ; Archives de l’Université de Paris – registre 95, procès-verbaux du concours d’agrégation ; AN – C 338, dossier 1597 ; D XXXVIII, 1, dossier 11; F17/9558 ; F17/1341/AB ; F17/1431 ; Almanach de l’Université, 1812, p.241 ; A. Bitton, « Documents pour servir à l’histoire de l’instruction publique en Vendée pendant la Révolution », Annuaire départemental de la Société d’émulation de la Vendée, 3e série, vol. 10, 1890, p. 68, 120 et 127]