Peyrecave Gérard : Différence entre versions

De Ecole normale de l'an III
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Notice

-- PEYRECAVE Gérard (Condom (Gers), 9 mai 1768 – Compiègne (Oise), 9 mai 1848), fils de Jean "en son vivant, vivant de son revenu" et de Anne Despas, adresse au district de Montmarault le 5 pluviôse (24 janvier 1795) une lettre de candidature pour se rendre à l’école normale en qualité d’« ex professeur au collège de Moulins ». Pensionné en qualité de « ci-devant doctrinaire » (120 livres annuelles), muni d’un certificat de civisme en date du 29 nivôse en II – 18 janvier 1794, il est nommé le 7 pluviôse suivant en remplacement d’un élève démissionnaire : « Aussitôt la présente reçue, nous t’invitons à te rendre à Paris prendre la place qui t’est désignée ; l’école est ouverte ; tu n’as pas de temps à perdre ; tu toucheras à Paris ce qui te reviendra pour ton voyage et pour ton traitement au moyen de la précaution que nous avons prise d’insérer dans l’acte de ta nomination que tu n’as rien touché près notre district. […] Nous sommes charmés d’avoir trouvé en toi un homme qui veut bien se dévouer pour l’instruction de la jeunesse de notre district et nous serons bien flattés de posséder un instituteur qui joindra des mœurs à un patriotisme éprouvé. »

Entré dans la congrégation des prêtres de la Doctrine Chrétienne le 4 octobre 1786, il y enseigne de la sixième à la troisième dans les collèges de La Flèche, de Bourges puis de Moulins où il se trouve en avril 1791 lorsqu’il devient membre de la Société des Amis de la Constitution et encore, le 21 septembre 1793, lorsqu’il est enrôlé à la suite d’une levée de 30 000 hommes de cavalerie. Il est arrivé au corps du troisième régiment de dragons, en dépôt à Compiègne le 7 brumaire an II (28 octobre 1793) et y est resté incorporé jusqu'au 20 vendémiaire an III (11 octobre 1794). Le 12 vendémiaire an III (3 octobre 1794), le Comité de salut public, par un ordre signé de Fourcroy, avait réquisitionné les dragons Gérard Peyrecave et Germain Ossavy en leur intimant l'ordre "de se rendre sur le champ à Paris et à Meudon pour faire partie de la compagnie d'aérostiers qui s'y organise". Mais, le 8 brumaire suivant (30 octobre 1794) l'ordre avait été révoqué, à la demande du Comité d'instruction publique

Arrivé à Paris en compagnie de Germain Ossavy, il s’installe avec ce dernier au numéro 33 de la rue du Four où se trouve déjà P. Derennes. De retour de l' Ecole normale, domicilié à Compiègne, place aux Herbes, il se marie dès le 8 thermidor an III (26 juillet 1795) avec Marie-Agnès Maréchal demeurant chez ses père et mère, Augustin Maréchal, marchand épicier et Ursule-Constance Bonnet qui demeurent place aux Herbes. Il exerce jusqu’en 1807 des « fonctions publiques et gratuites » : il est assesseur du juge de paix de la ville de Compiègne (Oise) de 1799 à 1804 puis, de 1805 à 1807, juge suppléant au tribunal de commerce de la même ville. Il entre alors comme professeur à l’école secondaire communale de Bare (Eure) en 1807, puis, l’année scolaire suivante, à l’école secondaire particulière de Cusset (Allier) où il enseigne jusque mars 1810, date à laquelle il est nommé professeur de seconde de grammaire au Lycée de Gand. Il quitte ce lycée en octobre de la même année pour une place de professeur au collège de Bourges (Cher) dont il devient le censeur en septembre 1811. Nommé officier de l’Université le 12 octobre 1814, il quitte Bourges pour Douai (Nord) où il enseigne jusqu’en octobre 1823. Il est alors mis à la retraite. Résidant à Paris, il demande des secours au Grand Maître de l’Université : « Trente huit ans environ de services honorables dans le corps enseignant qui a l’honneur de vous avoir pour chef suprême n’ont pu me garantir d’une mesure d’autant plus accablante pour moi qu’elle était moins attendue. Plein de respect pour l’auguste caractère de Votre Excellence, et de soumission aux décisions qui échappent de votre autorité, je m’abstiendrai rigoureusement de toute observation. Je me bornerai dans le moment actuel et en attendant la liquidation de la retraite due à l’ancienneté de mes services à supplier Votre Excellence de vouloir bien me faire accorder les secours qui me sont nécessaires pour subsister me trouvant dépourvu de toute espèce de moyens et de fortune. » Sa pension de retraite est définitivement liquidée le 14 février 1824 à hauteur de 500 francs pour 23 années de services reconnus au sein de l’Instruction publique : « Cette somme, vu sa modicité, ne me permettant pas de me retirer dans le midi de la France au sein de ma famille, ainsi que j’en avais conçu le projet, et que j’en éprouvai un ardent désir, je suis contraint malgré moi de me fixer à Paris. Je vais, à l’aide de quelques amis obligeants, m’occuper des moyens d’y trouver une occupation utile, dont le produit réuni à celui de ma pension de retraite, me procure une existence à l’abri des horreurs du besoin. Puisse mon espérance à ce sujet n’être point trompée. » On le retrouve en 1830 employé au Bureau des Académies de la deuxième division du Ministère des Marines et des Colonies. Résidant à Condom (Gers) en 1836, il déclare en décembre 1837 se retirer près de Senlis (Oise), au Marais, commune de Verberie, où il demande que sa retraite lui soit désormais payée : « j’habite la campagne où des intérêts de famille m’ont appelé ». On apprend enfin à son décès, survenu "sur les bords de l'Oise" à Compiègne (Oise) en mai 1848, qu’il est sans héritier connu puisque « un fils, qu’il y avait, a quitté cette ville, et l’on ignore où il est allé ». Gérard Peyrecave résidait, à la date de son décès, à Paris, place du Change n°31.

Sources

[AD Allier – L 611 f.152 ; L 100 ; L 687 ; D 11 pi.5 ; L 900 f.11 ; AN – F7/4796 f.29 n°461 ; F17/2494 ; F17*/2181 n°159 ; F17/21482 (dossier de retraite) ; Almanach de l’Université, 1812, p.90]