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De Ecole normale de l'an III
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(Jean-Baptiste Boucheseiche)
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t. 1, Paris, Ladvocat, 1823, p. 37-39 ; ''Mémoires
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== Jacques-Antoine de Maurey ==
 
== Jacques-Antoine de Maurey ==

Version du 22 mai 2017 à 11:54

      • Notices ajoutées à verser dans la base prosopographique


Jean-Baptiste Boucheseiche

BOUCHESEICHE (Jean-Baptiste) né le 14 septembre 1760 à Chaumont en Champagne, mort le 4 janvier 1825 à Chaillot

est vraisemblablement nommé par le département de Paris


Entré le 16 décembre 1777 dans la congrégation de la Doctrine Chrétienne au noviciat-Saint-Charles à Paris, il est professeur au collège de Saint-Omer, tenu par cette congrégation, de 1778 à 1783. Il la quitte, se marie en 1784, puis devient maître de pension à Paris et est professeur de cinquième au collège parisien de Lisieux du 20 avril 1791 au 15 septembre 1793, date de la suppression de l’Université. Il continuait, en exerçant ses fonctions de professeur, à diriger sa pension privée située rue des Fossés Saint-Jacques sur la place de l’Estrapade. C’est là qu’il accueille momentanément son ancien professeur de rhétorique à Chaumont le Père Barbe, échappé aux massacres de septembre 1792, puis Jean-Baptiste Louvet, député girondin décrété d’arrestation le 2 juin 1793 Il figure, le 18 ventôse an II (8 mars 1794) sur la liste du personnel prévu pour l’Institut parisien de l’Egalité (ex collège de Louis-le-Grand) qui ne vit jamais le jour, comme « agent », c’est-à-dire comme futur inspecteur du maintien des règlements et de l’ordre dans l’établissement.

Il publie en 1790 Le géographe national ou la France divisée en départemens et en districts suivant les décrets de l’Assemblée nationale, et en 1792 un Catéchisme de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, régulièrement réédité dans les différents départements (Carpentras, Châlons sur Marne, Langres, Limoges, Lodève, Montauban, Montpellier, Rocher de la Liberté, une traduction en allemand à Strasbourg, Troyes). Il prononce le 20 ventôse an VI (10 mars 1798) à la Société libre d’institution, séante au Louvre et dont il est le président, un Discours sur les moyens de perfectionner l’organisation de l’instruction publique. Il y préconise la création d’un Ministère de l’Instruction publique et d’un Comité d’institution qui serait son Conseil permanent ; le Collège de France deviendrait une nouvelle Ecole normale « l’école de tous les professeurs de la France », les élèves-instituteurs étant entretenus aux frais des départements.

Le 21 avril 1798, il est nommé commissaire du pouvoir exécutif près l’administration du septième arrondissement de la capitale (rue Sainte-Avoye) et le 27 mai suivant, il entre au bureau central du canton de Paris, chargé de la police de la ville, avec le titre de chef du bureau des mœurs et opinions politiques. Sous le consulat, en 1800, il devient chef de la cinquième division de la Préfecture de police, chargé des théâtres, fêtes publiques, réunions politiques, maisons de jeu et de débauche, lieux de culte, imprimerie, librairie etc. En 1802, il ajoute à ces prérogatives la direction du troisième bureau de la première division. En 1808, il est nommé chef de cette première division, charge qu’il conserve jusqu’au 30 novembre 1815 où il est admis à faire valoir ses droits à la retraite .



[A.N. MM 546 ; A F III 109, dossier 494, pièce 134 ; Guillaume, t. IV, p. 633 ; Vincent Lombard dit de Langres, Mémoires anecdotiques pour servir à l’histoire de la révolution française, t. 1, Paris, Ladvocat, 1823, p. 37-39 ; Mémoires de Louvet, Paris, Poulet-Malassis, 1862, p. 299-302 ; ]


Jacques-Antoine de Maurey